{"id":6477,"date":"2019-10-02T09:11:00","date_gmt":"2019-10-02T07:11:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/pollution-du-cycle-de-leau-par-le-plastique-yann-ourmieres-enseignant-chercheur-mio-oplc-participe-a-une-mission-scientifique\/"},"modified":"2019-10-02T09:11:00","modified_gmt":"2019-10-02T07:11:00","slug":"pollution-du-cycle-de-leau-par-le-plastique-yann-ourmieres-enseignant-chercheur-mio-oplc-participe-a-une-mission-scientifique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/pollution-du-cycle-de-leau-par-le-plastique-yann-ourmieres-enseignant-chercheur-mio-oplc-participe-a-une-mission-scientifique\/","title":{"rendered":"Pollution du cycle de l\u2019eau par le plastique: Yann Ourmi\u00e8res, enseignant chercheur MIO (OPLC) participe \u00e0 une mission scientifique"},"content":{"rendered":"<div id=\"basic-page-content\" class=\"page-content\">    <div class=\"content\">    <div class=\"container\">      <div class=\"row\">        <div class=\"col-xs-12\">                      <div class=\"container clearfix\">              <div class=\"row\">                <div class=\"col-xs-12\">                                  <\/div>              <\/div>            <\/div>                                <div class=\"body\">              <div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\"><div class=\"field-items\"><div class=\"field-item even\" property=\"content:encoded\"><p class=\"rtejustify\">Le 21 septembre 2019, Yann Ourmi\u00e8res, enseignant-chercheur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Toulon, a embarqu\u00e9 sur la go\u00e9lette de l\u2019ONG Exp\u00e9dition 7e continent pour une mission d\u2019un mois en M\u00e9diterran\u00e9e.<br>La mission a pour objectif de mesurer la pr\u00e9sence de plastiques jusqu\u2019\u00e0 100 m\u00e8tres de profondeur et dans l\u2019air au-dessus de la surface de la mer. Une premi\u00e8re\u00a0!<\/p><p class=\"rtejustify\">En quoi cette mission est-elle novatrice\u00a0?<\/p><p class=\"rtejustify\">Ce qui se fait habituellement, ce sont des pr\u00e9l\u00e8vements de microplastiques \u00e0 la surface des eaux. Le pr\u00e9l\u00e8vement subsurface de nanoplastiques est plus contraignant\u00a0; les manipulations durent pr\u00e8s de 8 heures donc nous ne pourrons en faire qu\u2019une par jour. C\u2019est pourquoi leur pr\u00e9sence dans les matrices environnementales, \u00e0 ce jour, n\u2019est document\u00e9e dans aucune publication r\u00e9f\u00e9renc\u00e9e. L\u2019autre originalit\u00e9 de la mission r\u00e9side dans la quantification et la caract\u00e9risation des nanoplastiques. Cela va nous demander du mat\u00e9riel scientifique plus lourd. Nous sommes \u00e0 l\u2019or\u00e9e d\u2019une ouverture vers un nouveau savoir environnemental.<\/p><p class=\"rtejustify\">Pourquoi avoir choisi d\u2019explorer la M\u00e9diterran\u00e9e\u00a0?<\/p><p class=\"rtejustify\">La mission devait initialement se d\u00e9rouler en Atlantique Sud mais, apr\u00e8s r\u00e9flexion, nous avons estim\u00e9 plus s\u00fbr de commencer par une zone moins \u00e9tendue pour tester les nouveaux protocoles de pr\u00e9l\u00e8vement. Il n\u2019existe pas de mat\u00e9riel d\u2019\u00e9chantillonnage subsurface \u00e9prouv\u00e9 des nanoplastiques donc nous avons d\u00fb adapter, notamment, un filet bongo traditionnellement employ\u00e9 pour le plancton.<br>Ceci dit, la M\u00e9diterran\u00e9e n\u2019est pas pour autant d\u00e9nu\u00e9e d\u2019int\u00e9r\u00eat. La zone que nous avons identifi\u00e9e, entre S\u00e8te, Majorque et la Sardaigne, pr\u00e9sente des concentrations similaires de plastiques. Il existe \u00e9galement une zone frontale entre le nord des Bal\u00e9ares et la Sardaigne, o\u00f9 se rencontrent des masses d\u2019eau venant du nord et du sud de la M\u00e9diterran\u00e9e occidentale. En quelques kilom\u00e8tres, on peut relever une diff\u00e9rence de temp\u00e9rature de 3 \u00e0 4\u00b0C. Cela a un impact sur les dynamiques des masses d\u2019eau qui pourraient impacter elles-m\u00eames, indirectement, les ph\u00e9nom\u00e8nes de r\u00e9tention du plastique.<\/p><p class=\"rtejustify\">Quel sera votre r\u00f4le lors de cette exp\u00e9dition scientifique\u00a0?<\/p><p class=\"rtejustify\">Le bateau 7e Continent embarque une \u00e9quipe de scientifiques du CNRS pour analyser la zone d\u2019accumulation des d\u00e9chets plastiques. Plusieurs ph\u00e9nom\u00e8nes seront \u00e9tudi\u00e9s tels que la r\u00e9partition des micro et nanoplastiques dans la colonne d\u2019eau, la mani\u00e8re dont les micro et les nanoplastiques interagissent avec les organismes ou encore l\u2019inscription du plastique dans le cycle de l\u2019eau. Notre \u00e9quipe est compos\u00e9e d\u2019une chimiste \u2013 une experte reconnue en Europe dans la caract\u00e9risation environnementale des microplastiques, d\u2019un biologiste, directeur de recherche CNRS sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019\u00e9cotoxicologie microbienne marine et de moi-m\u00eame, un oc\u00e9anographe physicien au laboratoire MIO, sp\u00e9cialis\u00e9 dans la mod\u00e9lisation num\u00e9rique oc\u00e9anique. \u00c0 l\u2019issue de cette mission, je pourrai faire des repr\u00e9sentations de la concentration des nanoplastiques et de leur circulation non seulement dans cette zone, mais aussi, en extrapolant les r\u00e9sultats, dans toute la M\u00e9diterran\u00e9e. Ces donn\u00e9es pourront \u00e0 la fois servir des bases documentaires pour d\u2019autres chercheurs. Elles nous permettront aussi de renseigner et sensibiliser le grand public, les d\u00e9cideurs locaux sur l\u2019\u00e9tat de la mer.<br>Il y a dix ans, on mesurait les quantit\u00e9s de plastiques pour alerter sur ses dangers. Maintenant que nous savons, il est temps d\u2019alerter sur les dangers des nanoplastiques. De mettre des chiffres sur des hypoth\u00e8ses, expliquer en quoi ils modifient les \u00e9cosyst\u00e8mes. Le microplastique (1 \u2013 5 mm) ne se dig\u00e8re a priori pas, car il reste principalement dans l\u2019estomac des poissons. Ce qui pose probl\u00e8me, ce sont les bact\u00e9ries qui s\u2019agglom\u00e8rent autour de ces microplastiques et qui, elles, se dispersent dans l\u2019organisme du poisson que nous consommons. Le nanoplastique (1 \u2013 1000 nm) est plus insidieux. Il ne se voit pas. Et quand on ne voit pas, on n\u2019a pas peur. Pourtant, le peu de production scientifique dont nous disposons indique leur potentielle pr\u00e9sence dans les tissus. On suppose donc qu\u2019il peut y avoir un transfert directement de l\u2019eau vers les organismes.<\/p><p class=\"rtejustify\">Pourquoi r\u00e9aliser \u00e9galement des pr\u00e9l\u00e8vements atmosph\u00e9riques\u00a0?<\/p><p class=\"rtejustify\">C\u2019est la derni\u00e8re originalit\u00e9 de notre mission. Des aspirateurs \u00e0 particules atmosph\u00e9riques seront install\u00e9s dans les mats du navire pour nous permettre de relever les taux de plastiques dans l\u2019air et, ainsi, mod\u00e9liser un continuum air\/eau, une cartographie des courants marins et a\u00e9riens transportant des nanoplastiques. Cela n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 fait.<\/p><p class=\"rtejustify\">A lire aussi\u00a0:<\/p><p class=\"rtejustify\">Article UTLN\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.univ-tln.fr\/Un-oceanographe-de-l-UTLN-traque-dechets-plastiques-et-polluants-de.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.univ-tln.fr\/Un-oceanographe-de-l-UTLN-traque-dechets-plastiqu&#8230;<\/a><\/p><p class=\"rtejustify\">FB\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/Expedition7eContinent\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.facebook.com\/Expedition7eContinent\/<\/a><\/p><p class=\"rtejustify\">Site web\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.septiemecontinent.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.septiemecontinent.com\/<\/a><\/p><\/div><\/div><\/div>            <\/div>                            <\/div>      <\/div>    <\/div>  <\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 21 septembre 2019, Yann Ourmi\u00e8res, enseignant-chercheur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Toulon, a embarqu\u00e9 sur la go\u00e9lette de l\u2019ONG Exp\u00e9dition 7e continent pour une mission d\u2019un mois en M\u00e9diterran\u00e9e.La mission a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4489,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-6477","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6477","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6477"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6477\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4489"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6477"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6477"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mio.osupytheas.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6477"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}