TONGA - Productivité océanique et exportation du carbone

 

Les sources hydrothermiques peu profondes des oligo-éléments : impacts potentiels sur la productivité biologique et la pompe à carbone biologique

 

TONGA est un projet multidisciplinaire dédié à l'étude du contrôle de la productivité océanique et de l'exportation du carbone par les micronutriments d'origine hydrothermale. Il est basé à la fois sur une croisière océanographique de 37 jours dans le Pacifique Tropical Ouest Sud Tropical (R/V L'Atalante) et sur des travaux de modélisation et implique des géochimistes hydrothermaux, des océanographes physiques, des chimistes des éléments traces (océan et atmosphère), des biogéochimistes, des biologistes et des modeleurs.

Pendant la croisière (novembre-décembre 2019), nous déploierons des amarres dérivantes (5 jours) et fixes (un an) équipées de pièges à sédiments à proximité de volcans actifs libérant des fluides hydrothermaux riches en Fe.

  1. La ligne d'amarrage dérivante permettra d'étudier, à haute résolution temporelle (journalière), les exportations de CNPSi, les taux de reminéralisation mésopélagique, les taux de rejets de métaux traces dissous associés, les bilans élémentaires et la diversité des organismes planctoniques exportés (l'échantillonnage des stocks/flux de métaux et CNPSI sera effectué quotidiennement dans la même masse d'eau lors des précédentes campagnes de déploiement que nous avons effectuées).
    En particulier, les processus régulant les échanges entre les bassins d'oligo-éléments dissous et particulaires (reminéralisation vs piégeage) seront étudiés à l'aide des pièges RESPIRE propres aux métaux traces.
     
  2. La ligne d'amarrage fixe déployée pendant un an étudiera la variabilité saisonnière des exportations et la contribution de la fixation N2 à ces flux. En utilisant ce budget de δ15N, nous déterminerons quelle fraction de la production à l'exportation a été soutenue par la fixation de N2 pendant le déploiement.
    En multipliant cette fraction de la production d'exportation supportée par la fixation de N2 par le flux de sédimentation du PN, on peut calculer un taux absolu de fixation de N2 pour la durée de chaque déploiement de piège à sédiments (le long du cycle annuel pour la ligne fixe) et le corréler aux données de chlorophylle de surface, flux POC et données ARGO.

 

Financé par ANR, LEFE-CYBER, IRD

 

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