Podcast France-Culture – Intervenante : Sandrine Ruitton, Enseignant-chercheur à l’Université d’Aix Marseille en biologie marine à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie MIO.
La tropicalisation de la Méditerranée repose sur deux phénomènes : d’un côté, la remontée naturelle vers le nord d’espèces d’eaux chaudes déjà présentes, et de l’autre, l’arrivée d’espèces tropicales par le canal de Suez.
La mer Méditerranée se réchauffe plus vite qu’ailleurs. 20% plus rapidement que la moyenne mondiale. Dans la liste des zones qui se réchauffent le plus, elle arrive en deuxième position, juste après l’Arctique. Le GIEC parle de “hot spot” du changement climatique – il n’y a pas d’équivalent idéal en français, disons que le dérèglement du climat a plus de conséquences, en fréquence et intensité, avec des risques accrus de pénurie d’eau, de sécheresse, de feux, d’inondation, et de pertes de écosystèmes terrestres comme marins. Et surtout, la mer Méditerranée et tout le bassin est plus vulnérable que d’autres régions du monde.

