Eleonord Mayissah Moungues soutiendra sa thèse Vendredi 17 juillet 2026 à 14h00 – Université de Toulon – Campus La garde – Bâtiment Y1 – Amphi Y1.018

Eleonord Mayissah Moungues (Université des Sciences et Techniques de Masuku USTM Gabo – MIO Université de Toulon) soutiendra sa thèse de doctorat le Vendredi 17 juillet 2026 à 14h00 à l’Université de Toulon – Campus La Garde – Bâtiment Y1 – Amphi Y1.018,  sur le sujet suivant : Les apports chimiques et microbiologiques du fleuve Ogooué sur ses mangroves.

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Résumé

Les sédiments des rivières et des mangroves agissent comme le réservoir écologique, ils accumulent les métaux issus de l’activité humaine (mines, industries, agriculture, villes). Mais ce piégeage n’est pas figé. Quand les conditions changent : climat, marées, dragage. Ces métaux peuvent être relâchés dans l’eau, contaminer les poissons et, à terme, remonter jusqu’à notre assiette.

Au Gabon, le fleuve Ogooué traverse précisément ce type de situation : il prend naissance dans une zone minière (manganèse, or), traverse des zones rurales et urbaines, puis se jette dans l’océan Atlantique, alimentant l’une des plus grandes mangroves d’Afrique centrale. Tout au long de ce parcours, les pressions humaines changent et le fleuve draine de nombreuses particules sédimentaires, potentiellement contaminées. Toutefois, bien qu’utile, le suivi environnemental existant repose surtout sur des images satellites et des mesures chimiques ponctuelles qui ne signalent les dommages qu’une fois qu’ils sont déjà visibles.

Cette thèse propose une autre approche combinant les indicateurs géochimiques classiques et les communautés microbiennes qui vivent dans les sédiments (bactéries, archées), invisibles à l’œil nu, elles sont présentes par milliards dans chaque gramme de vase. Ces microorganismes réagissent très vite aux changements de leur environnement : Par exemple, si un contaminant, notamment métallique, augmente, certains microorganismes disparaissent, d’autres prolifèrent. Lire ces changements de communautés microbiennes permettrait d’ajouter un outil de surveillance complémentaire pour les gestionnaires.
En étudiant trois zones du fleuve Ogooué, la région minière de Franceville-Moanda en amont, le cours principal de l’Ogooué, et les mangroves de Port-Gentil sur la côte, ce travail montre que la combinaison d’indicateurs géochimiques et d’indicateurs microbiens donne une image bien plus fine et plus précoce de l’état des écosystèmes.

Cette thèse propose des outils concrets aux gestionnaires environnementaux leur permettant d’anticiper les dégradations plutôt que de les constater Cette démarche est transférable à d’autres pays confrontés aux mêmes défis : concilier développement économique, exploitation des ressources et protection d’un patrimoine naturel.

Mots clés

Fleuve Ogooué, Sédiment, Métaux traces, indicateurs géochimiques, Biodiversité microbienne, Mangroves.

 

Composition du jury 

  • M. Nicolas Marmier, Professeur des universités, Université Côte d’Azur (France), Rapporteur,

  • M. Olivier Gros, Professeur des universités, Université de Antilles (France), Rapporteur,

  • M. Alain Dolla, Directeur de recherche, CNRS (France), Examinateur,

  • M. Louis-Clément Obame Engonga, Professeur des universités, Université des Sciences et Techniques de Masuku (Gabon), Examinateur,

  • Mme Isabelle Navarro, Chargée de recherche, IRD (France), Examinatrice,

  • Mme Estelle Dumont, Maîtresse assistante Université des Sciences et Techniques de Masuku (Gabon), Co-encadrante de thèse,

  • M. Joseph Privat Ondo, Maître de conférences-HDR, Université des Sciences et Techniques de Masuku (Gabon), Codirecteur de thèse,

  • M. Stéphane Mounier, Maître de conférences-HDR, Université de Toulon (France), Directeur de thèse.

Credit photo : Eleonord Mayissah Moungues

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